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Forum Des Fonceurs avec François  Martel

By on avril 15, 2016

Fondée par François Martel il y a plus de 20 ans, l’Académie Culinaire offre aux montréalais en ligne et sur leur site, des cours de cuisine gastronomique pour les professionnels, les débutants et même pour les enfants en plus d’offrir, par le biais de livres, une foule de secrets culinaires.

Quel est l’intérêt premier qui vous a attiré à vous consacrer à la cuisine ?
J’ai commencé très jeune à travailler en cuisine. Au début comme plongeur dans un grand hôtel. À l’été de mes 16 ans, j’ai pris le train à Jonquière,  pour débarquer trois jours plus tard au Lac Louise en Alberta. À la fin de l’été, j’étais apprenti cuisinier pour les déjeuners.  Nous servions 1500 déjeuners ; j’ai vite appris à casser un œuf d’une seule main.  À la fin de l’été,  de retour au bercail, le directeur de l’aréna de Jonquière m’a donné l’emploi de gérant du snack-bar fraîchement rénové,  étant donné que j’avais maintenant de l’expérience en cuisine.  Frites et hot-dogs à la tonne.  Vous pouvez imaginer?  L’année suivante, je m’inscrivais à l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec,  pour un cours en administration hôtelière.   Et voilà ! Presque 40 ans… déjà.

Votre Académie culinaire est un concept innovateur, une des premières dans le genre. Comment vous est venue cette idée ?
À l’origine, le concept était un centre de recherches et de production pour les industriels en alimentation. Mes installations d’avant-garde me permettaient aussi de la formation à ces mêmes professionnels. Un jour, une journaliste de la presse gastronomique m’a conseillé d’offrir un programme de cours de cuisine pour le grand public, offerts les soirs et les fins de semaine. Depuis ce temps,  ça n’a jamais cessé.
Au total : 100 000 personnes ont été formées, dont  250 000 personnes d’entreprises pour des activités privées : cohésion d’équipe, combats de chefs, en plus de 15 000 jeunes dans les camps d’été.

Quel est votre plus gros défi en affaires ?
Générer suffisamment de cash flow pour supporter mes projets.  Tout est à faire dans le domaine de la cuisine. Ça ne fait que commencer. Mon plus grand défi est de garder le cap.

Avez-vous des suggestions pour nos lecteurs, au niveau culinaire ?
Maîtriser les techniques de base.  Apprendre à cuisiner est un impératif dans la vie. Tout le monde se doit de savoir cuisiner et encore plus nos enfants.

Quels sont vos projets d’avenir ?  
Nous offrons des leçons en ligne, notre centre de recherche développe des produits que nous distribuons aux consommateurs, par le biais des épiceries.  Avec tout ce que l’on a développé, nous pouvons maintenant facilement imaginer d’accompagner les consommateurs dans leur cuisine, à la maison ou au bureau, pour les initier au plaisir de bien manger.

Souhaiteriez-vous, un jour, pouvoir exporter votre concept à  l’étranger ?
Oui, je le fais déjà avec des leçons en ligne. J’ai des clients partout dans le monde.  Je réfléchis aussi à ouvrir des succursales, partout dans les grandes villes nord-américaines. L’approche serait : une cuisine urbaine, de formation et de production.

Quelle est,  pour vous, la définition d’une carrière professionnelle « réussie » ?
Devenir interdépendant.  Nous naissons dépendants et nous avons beaucoup de pression, en grandissant, à devenir indépendant.  Cependant,  la quête ultime est d’être dépendant au travers les autres.  Une entreprise qui crée un environnement, permettant à tous de se développer, de créer et d’innover… C’est ça, pour moi, la définition d’une Académie.

Que pensez-vous de l’explosion médiatique, que le domaine culinaire a connue, au cours de ces dernières années ?
Disons que j’ai grandement contribué à cet engouement, mais la télévision a vraiment pris le contrôle de la cuisine. Il y en a partout et c’est très bien. Plus les gens  vont s’initier à la cuisine et plus notre peuple va se démarquer !  Une population qui se nourrit bien, est une population intelligente et prospère.serait : une cuisine urbaine, de formation et de production.

Avez-vous atteint tous les objectifs que vous vous étiez fixés au départ ?
Si je relis mon plan d’affaires, édité en 1994, disons que j’avais une idée de visionnaire.  C’est sans doute ma plus grande force.  Mais, en 20 ans, mes objectifs ont changé quelque peu.pour les initier au plaisir de bien manger.

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